Volume 10, numéro 8 — Août 2010

Jon and Roy

Critique de l'album Homes

On vous avait promis de faire la critique du nouvel album de Jon and Roy lors de sa sortie en avril.

Eh bien mal nous ayant pris de commander le disque chez un disquaire indépendant, le duo, en fait le quatuor devra-t-on dire dorénavant, étant maintenant distribué au Canada par Warner Music. Si on a un conseil à prodiguer, c'est de commander l'album sur le site officiel de la formation ou chez un détaillant en ligne.

Environ huit semaines après avoir passé la commande auprès dudit disquaire, nous recevons le précieux colis par la poste. Petite déception en retirant l'emballage pour se rendre compte que la pochette est des plus minimalistes. Tant qu'à faire, on aurait dû commander la version MP3, que nous aurions téléchargé sur-le-champ. Fin de l'aparté.

Pour enregistrer l'album, la formation s'est engouffrée un petit studio, à l'abri des oreilles indiscrètes et des complexités croissante de l'industrie musicale. Au bout de huit mois, la formation a réalisé quatorze chansons qui poursuivent sur la voie empruntée sur les albums précédents, à la différence que le jeu des quatre musiciens n'a pu que s'améliorer.

Il s'agit d'un album qui s'aventure vers de nouveaux territoires à mesure que le groupe évolue et grandit. À quatre, l'instrumentation est plus variée, travaillée plus méthodiquement, mais toujours dans l'esprit des musiques folk, reggae et country.

Le premier extrait, «Boon ‘Elm», est la plus country western du disque. Sur «Cuban B», le groupe explore de nouveaux styles, tout en préservant sa signature sonore.

Peut-être à cause des quatre premières chansons, on ne se rend pas compte à la première écoute que Jon and Roy présente son album le plus reggae depuis After a Trip. Ce n'est peut-être pas aussi net qu'avec les premières chansons du groupe qui rappelait Sublime acoustique, mais dans presque chacune des chansons, il y a un subtil élément de reggae, que ce soit la ligne de basse, la guitare ou le rythme.

C'est la chanson thème, «Deerfoot», qui met le plus de l'avant les éléments de reggae, de reggae lounge pour être plus précis. Il y a notamment la ligne de basse de «Oh it Seems» ainsi que les harmoniques et le débit vocal de «Brooker's Song». Sur «Giddy Up», le quatuor présente une chanson qui saura plaire aux amateurs de l'album acoustique de Nirvana. On sent aussi des relents d'Eddy Vedder sur des chansons telles que «Body Warm's» ou «947». Une influence toute légitime, Jon and Roy étant après tout une création du Nord la Côte Ouest américaine.

Le deuxième extrait, «Any Day Now», peut être téléchargé sur le site du groupe.

En spectacle!

Le groupe se produira en spectacle dans le cadre d'un événement gratuit présenté par la CBC à Vancouver. Voir le site de la formation pour plus d'information.

Si vous passez du temps dans l'Ouest, ne manquez pas le groupe qui participe à plusieurs événements, dont les festivals folk de Vancouver et Calgary.

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