Volume 10, numéro 5 — Mai 2010

Les Colocs

L'instinct de mort de Dédé Fortin

C'est dans la nuit du 8 au 9 mai 2000 qu'il est allé au bout de son instinct de mort en s'éventrait lui-même.

Son gérant, Raymond Paquin, l'avait croisé la veille de son suicide. Fortin l'avait rassuré. Ça ne lui ressemblait pas. Il n'était jamais aussi dangereux pour lui-même et pour les autres que lorsqu'il paraissait raisonnable. Paquin avait l'impression de l'avoir laissé seul au bord de la catastrophe.

Le 10 mai à 14h50, il faisait le pied de grue devant l'escalier qui menait au logement de Fortin, en attendant les autres: Je devinais qu'il s'était fait hara-kiri et je m'en voulais à mort de ne pas l'avoir traîné de force à l'hôpital quand il s'était mis à délirer […] avec les mots de Mishima, de Lautréamont, de Cioran et des autres faux prêtres qui avaient documenté sa longue descente aux enfers.

Il est resté au pied de l'escalier lorsque Mike, Sélanie et Normando se sont immiscés par la fenêtre qui donnait sur le balcon arrière de l'appartement… → Texte complet Sauter le menu

Sommaire – Mai 2010

Hommage

Les Colocs

Dédé emporte dans la mort la vraie raison de sa fuite

Avant de s'enlever la vie, Dédé fait la paix avec ses regrets!

© MMX — Skarlatine, la fièvre du ska!