Volume 6, numéro 12 — Décembre 2006

Bad Manners

Trente ans de grossièretés!

Depuis maintenant 30 ans, la tournée annuelle de Bad Manners a acquis une certaine notoriété durant les Fêtes, mais pas toujours de façon noble et pieuse.

En effet, le Knees Up Tour est l'occasion pour le groupe de Buster Blood d'étaler sottises par-dessus sottises, d'une scène à l'autre. Pour le trentième anniversaire, Buster promet un spectacle abrasif avec la participation de bons copains et d'invités spéciaux: Ça va être une tournée dont il faudra se rappeler!

La genèse de Bad Manners

Formé en 1976 par des amis d'école qui vivaient à Londres, le groupe Bad Manners est rapidement devenu une institution britannique. Le noyau du groupe s'est uni au milieu des années soixante-dix à l'école Woodberry Down Comprehensive, dans l'arrondissement de Stoke Newington, à Londres.

La musique qui a influencé le son de Bad Manners

Le groupe a puisé ses sources d'inspiration dans la musique jump and jive des années quarante et cinquante. Des artistes comme Louis JordanCaldonia») et Napoleon BrownDon't Be Angry») furent aussi importants que les grands compositeurs tels que Offenbach pour aider les gars à atteindre le sommet des palmarès en 1981 («Can Can»). Une collection de disques incluant le travail des maîtres américains du blues, dont Sonny Boy Williamson II et The J Geils Band, a eu une influence sur le jeu d'harmonica d'Alan Sayagg ainsi que sur le son d'ensemble de Bad Manners.

Les soirées bénéfices et les mauvaises manières

Vers la fin des années soixante-dix, le groupe apporte le son unique de sa musique dans les bars et les clubs de Londres. Des endroits comme le Green Man furent témoins des premiers spectacles de Bad Manners et de l'invasion d'un étrange culte en concert parmi ses admirateurs. La connotation d'impolitesse et de grossièreté a commencé a attiré des spectateurs qui furent exposés à des gestes indécents. Les incidents se sont multipliés sur scène…

Les méthodes douteuses de financement jouaient aussi en faveur de la réputation de Bad Manners… À une soirée organisée pour venir en aide aux enfants déshérités de Hackney, les membres du groupe ont remercié tout le monde pour leur générosité à la fin du spectacle avant d'annoncer que c'étaient eux, les enfants déshérités de Hackney. Ils ont quitté. Rapidement.

Un groupe gargantuesque est né…

En 1979, le spectacle de Bad Manners est rodé et une horde d'admirateurs suit le groupe lorsqu'il se produit au Nord et à l'Est de Londres. L'orchestre de neuf musiciens, avec au microphone l'énorme, l'atroce et monstrueux Buster Bloodvessel, foule les scènes avec au menu l'insanité charnelle dont se régale le public encore aujourd'hui, à la différence que les frasques du groupe sont maintenant renommées et accueillies à travers le continent et outre-mer.

L'engouement autour de leurs tout premiers spectacles dans les pubs et les clubs a suscité suffisamment d'intérêt dans le milieu pour leur permettre de signer avec Magnet Records un contrat avant même d'enregistrer un ruban démo. Le groupe parvient à créer un mélange unique de ska, de blues et de boogie commercialisé sous l'appellation Ska'N'B, qui est devenu le titre du premier album de Bad Manners en 1980.

Une foule d'énormités grotesques

Entre 1980 et 1983, Bad Manners passe 111 semaines dans les palmarès de musique populaire et obtient quinze succès. La longévité du groupe dans les palmarès est supérieure à celle de Little Richard, Fats Domino, The Moody Blues, Culture Club et Frankie Goes to Hollywood.

Les succès de Bad Manners ont pour titre «Ne-Ne-Na-Na-Na-Na-Nu-Nu», «Lip Up Fatty», «Special Brew», «Lorraine», «Just a Feeling», «Can-Can», «Walking in the Sunshine», etc. Chacun des extraits est accompagné d'une prestation scandaleuse à l'émission Top of the Pops, qui permet à Buster et ses potes de se faire aimer du public de la Grande-Bretagne.

Cependant, ceux qui ont vu le groupe en concert savent que Bad Manners est loin d'un simple poulain créé pour chevaucher les palmarès. Ils savent que Bad Manners est incroyable sur scène et que le groupe a acquis un statut colossal mérité, faisant l'objet d'une sorte de culte qui transcende tout ce que le moins charitable des critiques oserait rédiger.

Un monde de farces et attrapes, de ruses et astuces, d'andouilles, de petits voyous, de chauves, de cirque… Une véritable exhibition de foire franchement vulgaire. Le groupe sait comment maltraiter son public avec enthousiasme et dynamisme!

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