Volume 6, numéro 5 — Mai 2006

Sublime

L'héritage de Brad Nowell

Le 25 mai 1996, Bradley James Nowell a succombé à la dépendance qu'il avait tenté de combattre sans succès. Il est mort durant l'enregistrement de l'album éponyme de Sublime, qui a propulsé le groupe vers un auditoire international.

Ska, punk, hip hop, rock, reggae, blues à son meilleur. Catégoriser Sublime dans un seul genre serait restrictif, et surtout, ce serait une injustice, considérant la créativité éclatée du groupe. La quintessence de sa musique se révélait à chacun des admirateurs, qu'ils adhèrent au message d'émancipation, aux exhortations à la révolution sociale, au sombre portrait des démunis ou qu'ils désirent seulement bouger au rythme de la formation.

Formé à Long Beach, en Californie, à la fin des années quatre-vingt lorsque Bradley Nowell, Bud Gaugh et Eric Wilson se sont réunis afin de poser des textes ingénieux sur une musique planante, Sublime a commencé à improviser dans un petit garage, mettant en place ce qui allait devenir un héritage pour Long Beach et le monde entier.

Ils ont écrit quelques chansons, bu quelques bières, fumé du chanvre, démarré une maison de disques, bu quelques bières, fumé de l'herbe, enregistré un disque, puis ils ont probablement bu une autre bière, ou deux, avant de sortir un album dans le réseau alternatif de la distribution musicale.

Sublime : 40 oz. to Freedom

Pendant des années, avec Louie Dog, ils ont parcouru les kilomètres, irrité les malheureux promoteurs et vendu leurs disques n'importe où cela était possible. Ils ont joué ensemble durant des années, passant à travers les hauts, les bas et tous les aléas auxquels n'échappe aucun groupe d'amis.

Cependant, une dose fatale d'héroïne, d'une pureté supérieure à la merde à laquelle il était accoutumé, a tué Nowell sept jours après qu'il eut épousé Troy Denkker, la femme qui a donné naissance à son fils, Jacob, onze mois avant la sortie de l'album qui allait rendre son groupe célèbre.

La mort par surdose d'héroïne du claviériste des Smashing Pumpkins, Jonathan Melvin, avait retenu l'attention des médias à l'époque, si bien que plusieurs admirateurs ignorent tout de la fin tragique du chanteur et continuent de lui écrire. Pour eux, Sublime est une culture, un style de vie, une famille.

En avril 1997, soit un peu moins d'un an après la surdose de Nowell, Sublime se hisse dans le Top 20 du Billboard, et le premier simple, une pièce hip hop acoustique intitulée «What I Got», atteint la première position du palmarès. Et ce n'est qu'un début…

En 1997, Sublime produit succès après succès, et l'album éponyme s'écoule à plus de deux millions d'exemplaires. Après «What I Got», Sublime produit la ballade reggae «Santeria», suivie du ska «Wrong Way» puis de «Doin' Time», une version dancehall construite autour de la mélodie de «Summertime», de Gershwin.

Dix-huit mois après le décès de Nowell, Sublime vend environ quarante mille disques chaque semaine. Le groupe n'est plus un groupe, mais c'est probablement le plus grand phénomène rock de l'année 1997!

Sauter le menu
Skarlatine > 2006 > Mai > Sublime

Scène

The Maytals

Frederick Toots Hibbert

Toots Hibbert, portrait d'un Rasta

Disque

The Motions

The Motions

Nouvel album du groupe Subb

Actualité

Juno 2006

Bedouin Soundclash

Bedouin Soundclash: meilleur nouveau groupe…

Histoire

Nesta Marley

Bob Marley

Biographie de Bob Marley

© 2006 — Skarlatine, la fièvre du ska!