Volume 6, numéro 4 — Avril 2006

King King Bool Factory

KKBF explore toutes les facettes du reggae

Le premier opus du King Kong Bool Factory (KKBF) est sorti de l'usine le 28 janvier dernier.

Rapidement, le titre «Paris, la capitale» a été sélectionné en tête de lice par le jury de la Grosse Radio pour le TNT de février (Top des nouveaux talents), un choix ratifié par le vote des internautes, grâce auquel la chanson s'est hissée à la quatrième place. Ça ne peut que nous faire du bien d'en parler, admet en plaisantant le producteur Fred Victor, avant de poursuivre:

«Le répertoire varié et cohérent du King Kong Bool Factory pulse au rythme du ska, explorant toutes les facettes du genre, du reggae au ska-punk en passant par le rock-steady et le revival. Nourri du respect pour les grands du passé, le King Kong Bool Factory bouillonne d'une vraie créativité et d'un sang neuf qui nous font revisiter le genre pour notre plus grand plaisir…»

Sur scène, la fiesta est totale, et le KKBF provoque immanquablement la bonne humeur, poursuit Victor. C'est de la rencontre entre l'organiste et compositeur Arsène et du musicien multi-instrumentiste Antoine Toustou — trombone, violon, flûte, guitare, sampling — qu'est né le King Kong Bool Factory: L'aventure commence en 2002–2003 sur une base classique piano-orgues, guitare, basse, batterie et chant, bien sûr, rapidement enrichie d'une section de cuivres. Huit musiciens, huit potes, huit lascars bien décidés à offrir le maximum de plaisir à cet autre pote, l'ami parfait: le public…

Les textes sont pertinents et percutants, le plus souvent en français mais aussi en anglais ou, plus surprenant, en serbe ou en russe: L'humour de Julien Studer, chanteur et parolier, est railleur, voire parfois grinçant, qu'il soit scandé à la raggamuffin, asséné à la méthode punk-rock ou appliqué à la sauce jamaïcaine.

Des titres comme «Lavage de cerveau», «Paris, la Capitale» et «Jours heureux» écorchent et égratignent ceux qui sont installés aux commandes de la République et de la capitale française, en dénonçant quelques menaces qui la guettent: la désinformation, le chacun pour soi, l'indifférence, les inégalités et l'endoctrinement des consciences.

Musicalement irréprochable, la principale faiblesse de cet album éponyme repose dans les chansons en anglais… Pourquoi s'obstiner à commettre des chansons dans la langue de Shakespeare avec l'accent de Molière?

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