Volume 6, numéro 3 — Mars 2006

King Django

Procurez-vous l'élixir Roots Tonic!

Ce mois-ci, Skarlatine revient sur la sortie du plus récent disque concocté par King Django, distribué au Canada par Bacteria Buffet Records depuis l'automne 2005. L'album, intitulé Roots Tonic, est le remède idéal pour fuir la dépression hivernale et panser ses plaies en attendant l'arrivée du printemps. À se procurer sur-le-champ, il guérit tous les maux.

Héritier de diverses influences comme le dancehall, le ska, le reggae, le rock, la soul, le swing, la musique folk américaine et le klezmer, King Django est un artiste difficile à étiqueter. Sa polyvalence entre les genres de musiques jamaïcaines, punk et R&B est sans commune mesure.

Produit et mixé par King Django aux studio Version City et Taylor Made, la concoction contient du contenu sous pression, composé à 100% de pur extrait de reggae.

King Django

Il s'agit de mon premier album de “versions”, et mon premier album solo enregistré dans les studios de Version City depuis Roots and Culture en 1998, écrit King Django en juin 2005. Vous allez peut-être reconnaître quelques riddims, puisqu'ils remontent aux premiers jours du studio. Quelques-uns sont plus récents, d'autres sont utilisés ici pour la première fois.

Musicalement, l'album Roots Tonic (Jump Up Records, 2005) revient au reggae politique et positif de la fin des années soixante-dix et du début des années quatre-vingt, fer de lance des légendaires marques Island, Frontline, Trojan, Heartbeat, On-U Sound et Greensleeves. Le dancehall en était à ses premiers balbutiements et ressemblait encore au reggae, alors qu'il est surtout influencé aujourd'hui par le hip-hop américain et le R&B.

L'écriture aussi s'étale sur une longue période de temps, les plus vieux datant d'environ 1985. De fait, l'écriture est au centre de la démarche artistique de King Django. Les pièces comme «Hard, Hard Thing» ou «Too Many Things» sont de bons exemples du roots rock reggae dont recèle l'enregistrement, alors que «Lyrics Architect» emprunte plutôt au dancehall. Avec Roots Tonic, Django explore ses thèmes de prédilection: Babylone et Sion. La pièce instrumentale «Zion Gates» nous transporte pour un voyage musical dans le temps et l'espace, un reggae de type lounge à consommer confortablement installé dans un sofa, lumière tamisée, atmosphère planante, pendant qu'il est encore permis de griller un cigare dans un club à Montréal!

Celui qui fut le tromboniste de Rancid, des Toasters et de Murphy's Law s'est entouré de nombreux artistes pour son dernier album, dont Dr. Ring Ding au trombone sur «Rock and Come In» et Rocker T sur les pièces «No Trial» et «Wayfarer's Prayer». Il faut aussi mentionner la participation du chanteur de Westbound Train, Obi Fernandez; celle du chanteur des Slackers, Victor Ruggiero et celle du bassiste du New York Ska Jazz Ensemble, Victor Rice, qui a contribué à l'écriture de «Wayfarer's Prayer» et à la musique de «Rock and Come In». La liste est longue, mais il serait impardonnable de ne pas mentionner la performance des vétérans Sugar Minott et Glen Brown aux percussions sur la chansons «Hard, Hard Thing»…

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