Volume 5, numéro 8 — Août 2005

Shantal Arroyo

Shantal Arroyo

La chanteuse de Colectivo, Shantal Arroyo (Photo: J.-F. Gratton)

La spécificité du collectif

L'eau a coulé sous les ponts depuis la parution du premier maxi de Colectivo, intitulé ¡Viva! C'était en fait cinq chansons qu'on avait enregistrées pour voir si on pouvait faire sonner quelque chose ensemble. Nous avons rencontré Shantal Arroyo peu après le lancement de l'album Especial (Parallell, 2005) le 8 juin 2005 à La Tulipe.

Propos recueillis par Jonathan Béland

Comment faire pour concilier les horaires d'un si grand nombre de personnes?

«Ce n'est pas nouveau pour nous en tant que musiciens. C'est une situation que l'on vit depuis plusieurs années avec différents groupes. Certains travaillent pour des patrons très conciliants, mais c'est probablement encore notre plus grande difficulté. Si ce n'était pas de cela, il n'y aurait pas de conflit dans le groupe dans le sens que c'est peut-être le bout le plus rough: Quand on part en tournée deux mois — on a réussi la dernière fois à partir dix-huit, c'est-à-dire tout le monde, sauf deux, mais un d'eux a quand même pu nous rejoindre deux semaines sur les deux mois — il se construit un esprit. Quand on revient, ceux qui n'ont pas pu y participer savent qu'ils ont manqué quelque chose. Ils se sentent un peu mis à l'écart, car ils ont raté une partie de l'évolution avec le groupe.»

Sinon, le collectif réussit à fonctionner…

«Parce qu'il est formé de bons musiciens. Par exemple, si on va jouer à Lapocatière et qu'il en manque trois, les autres vont jouer leurs partitions. Parfois, les scènes sont plus petites, alors c'est presque une bonne affaire!»

Pourquoi la chanson «El Baile del Toots», sur le premier album (Hasta la fiesta… siempre)?

«C'est une dédicace, en grosse partie. Je suis allée voir Toots Maytal en spectacle encore récemment et j'en reviens pas de cet homme-là. Il ne fait pas son âge quand il joue du reggae. On s'est dit: “On va l'imiter quand on va danser.”»

Ah oui! Vraiment?

«Aussi, parce que c'est une autre façon de nommer la marijuana entre nous. C'est un inside colectivo! Si tu entends “toots”, c'est parce qu'un joint se fume quelque part!»

Quelle est la réception du public sud-américain face à votre musique, à votre groupe?

«La première raison pour laquelle j'ai décidé de faire cette musique est liée à mes origines. Je suis Mexicaine et je me rends au Mexique tous les ans depuis que je vis au Québec — quinze ans. J'ai beaucoup voyagé, et justement, les Mexicains ne font pas ce style de musique.»

Il n'y a donc pas d'effet de saturation!

«Ils sont pollués au maximum par les Américains. Tout ce qui joue à la radio, c'est du pop ou du ranchero. Alors tout le mouvement Mano Negra… Enfin, ce n'est pas pour rien que Manu Chao ou Fermin Muguruza sont huge là-bas! C'est parce que ces artistes sont uniques.»

Unique. Voilà le bon terme pour décrire le deuxième album du groupe, intitulé Especial. À suivre…

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