Volume 5, numéro 6 — Juin 2005

The Peacocks

Orgueil bien placé

Vous êtes blasés, vous en avez assez de tous ces groupes qui reprennent toujours le même refrain dans leur quête de succès instantané. Puis voilà, la prestation d'un trio dont vous ignoriez tout vous renverse. Et vlan!

Par Jonathan Béland

Le groupe s'appelle The Peacocks, et je croyais à tort, à en juger par le design de leur site Web, que c'était un groupe ska britannique. En fait, je suis un Suisse allemand, rectifie le chanteur et guitariste, Hasu Langhart. Mais nous avons déjà joué du ska. Forcément, un groupe de trois musiciens (sans cuivres) peu ressentir le besoin de s'éloigner du style de musique ska, et le punk-rockabilly est un choix de substitution indiqué dans les circonstances.

La musique du groupe de Zurich semble dans la tradition de celle des Straycats avec une certaine influence des ClashOn peut dire ça, approuve Langhart, modestement.

Et cette contrebasse… a-t-elle traversé l'Atlantique? Jamais sans ma contrebasse, confirme Simon Langhard. Cet instrument a sans doute voyagé plus que le rédacteur de ce papier. Et ça doit coûter une petite fortune à transporter! En avion, c'est plus cher que le prix de mon propre siège, mais c'est une aubaine pour avoir du bon son. En fait, il n'y a pas de prix pour ça, poursuit le contrebassiste.

Du rockabilly explosif

Comment le décrire, le son des Peacocks? Si nous devions le comparer, on mentionnerait des groupes de punkabilly comme Dropkick Murphy's, moins le côté celtique, Rancid (surtout l'album Let's go [Epitaph, 1994]), moins le côté crasseux ou The Reverend Horton Heat, moins la rythmique punk, car celle du batteur Jürg Luder est cadencée au rock'n'roll — au vrai de vrai.

Et pas de la prose sans substance enrobée de mélodies racoleuses! Avec le quatrième disque, It's Time For (Asian Man Records, 2003), produit et réalisé par Mass Giorgini aux studios Sonic Iguana, le groupe The Peacocks démontre son expertise pour la composition de chansons qui ne cesse de résonner dans votre tête.

On a particulièrement apprécié les textes de «Older than punk», «I'm trying», «I can do a lot for my size», «I'm not around» et «Too Good» — avec une faute de frappe dans les paroles de la pochette, qui devrait réjouir les collectionneurs (sans parler de l'erreur d'identification au verso de l'album, qui devrait doubler le plaisir de ces derniers). Or le plus remarquable avec le texte de cette dernière chanson, c'est la véracité du propos, car ils ont raison: ils sont trop bons pour les palmarès. Après tout, la prétention n'a jamais étouffé personne!

Le magazine Razorcake a dit de leurs textes qu'ils évoquaient ceux de Social Distortion et de Johnny Cash, alors que le magazine Devil in the Woods a vu en ce groupe un alliage entre The Clash, Youth Brigade et Elvis Costello.

Enfin… Quelle performance live! À la fois charismatique et turbulent.

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