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Volume 5, numéro 5 — Mai 2005

The Slackers

The Slackers

Qui a dit que les fainéants étaient des traîne-savates?

Le groupe The Slackers nous fera remuer les hanches ce mercredi 18 mai au Café Campus de Montréal avec du ska old-school inspiré de la tradition jamaïcaine.

La formation de New York partagera la scène avec The Peacocks et The Planet Smashers. Formé en 1991, le groupe The Slackers a expérimenté avec le ska, le reggae, le soul, le rock de garage et le jazz, au gré de ses nombreuses sources d'inspiration: The Skatalites, Bob Marley, Lee Perry, Muddy Waters, Curtis Mayfield, Duke Ellington, The Beatles et Bob Dylan.

Leur premier album, Better Late Than Never (Moon, 1996), fusionne la sonorité sans complaisance de la Jamaïque à la culture new-yorkaise des années quatre-vingt-dix.

Après la signature d'un contrat avec Tim Armstrong (Operation IVY, Rancid, Transplants), le groupe réalise Red Light (Hellcat, 1997), dans lequel se manifeste une évolution vers une sonorité encore plus mélancolique. L'extrait «Watch This», que plusieurs ont connu grâce à la compilation Give 'Em the Boot (Hellcat, 1997), remporte un succès à tout casser, avec une rotation intensive sur les ondes des radios collégiales.

L'année suivante, le groupe récidive avec dix-neuf compositions sur un disque intitulé The Question (Hellcat, 1998). L'extrait de cet album, «Have The Time», fait partie de la compilation Give 'Em the Boot II (Hellcat, 1999) et donne lieu à la réalisation d'un vidéoclip.

Depuis la parution de Red Light, les Slackers s'offrent en spectacle: dix tournées américaines, huit tournées européennes, des apparitions dans bon nombre de festivals, dont le Warped Tour (1998), le Lowlands Festival (1999), le Festival de Jazz de Montréal (2000), le Bourges Festival (2001), le Dour Festival (2002), Pukkelpop (1999 et 2004) et Streetbeat (2005), sans mentionner les innombrables prestations dans les bars de Los Angeles ou d'Amsterdam.

Toute cette dévotion pour la scène les conduit à la réalisation de leur premier album en concert, Live At Ernesto's (Hellcat, 2000), suivi d'un second volume, Upsetting Ernesto's (Music Machine, 2004).

Le groupe ne ralentit pas le tempo avec Wasted Days (Hellcat, 2001), une démonstration de continuité qui défie le superficialité et la futilité des tendances.

En 2002, la formation s'engage dans un plan de tournée casse-cou et commence à collaborer avec plusieurs artistes sur un projet ambitieux dont l'objectif est d'unir les différentes générations influencées par la musique jamaïcaine.

Ce travail acharné donne naissance à Slackers & Friends (Special Potato, 2002), avec entre autres Glen Adams (The Upsetters), Cornell Campbell (The Uniques), Congo Ashanti Roy (The Congos), Doreen Schaeffer (The Skatalites), Ari-up (The Slits) et Chris Murray (King Apparatus).

L'année suivante, le groupe fait preuve d'engagement social avec les textes du septième album, Close My Eyes (Hellcat, 2003).

Invités à participer à la tournée Deconstruction (2004) en Europe, les Slackers volent la vedette à Brixton, selon la BBC. Désabusé par la situation politique aux États-Unis, le groupe réalise en marge de cette tournée un disque double durée intitulé International War Criminal (Thought Squad, 2004).

La formation, qui vient de sortir un co-album avec le groupe punk Pulley, consacre actuellement ses efforts à la production d'un projet intitulé An Evening in Dub, qui devrait paraître cet été, et d'un nouvel album dont la sortie est prévue l'automne prochain.

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