Fiches biographiques

Références

Artistes jamaïcains

Cette section contient de courtes descriptions biographiques et des liens vers les sites Web officiels des artistes ska originaires de la Jamaïque:

Malgré nos efforts, notre meilleure volonté et notre grand souci de rigueur, nous sommes conscients que cette page demeure incomplète. Nous tenterons d'ajouter des liens sur une base mensuelle, quoique nous ne prétendrons jamais faire preuve d'exhaustivité. Revenez nous visiter bientôt pour voir les changements!

Alton Ellis and The Flames

Kingston (Surrey) — Alors que le rocksteady supplantait le ska en Jamaïque, Alton and The Flames multipliaient les succès, notamment avec «Girl I've got a Date», une chanson qui s'est hissée au sommet du palmarès national de la Jamaïque vers la fin de 1966, et «Rock Steady», au printemps suivant, dont le titre fut donné au nouveau style musical.

À la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, Alton Ellis enregistre pour une pléthore de producteurs locaux. Vers le milieu des années soixante-dix, il installe ses pénates à Londres, en Angleterre, où il crée sa propre maison de disques, All-tone, qui lance la carrière de Janet Kay et propulse la scène lovers rock.

En 1994, après plus de 30 ans dans l'industrie de la musique, sa contribution fut officiellement reconnue par le gouvernement de la Jamaïque qui lui a décerné l'Ordre du mérite. Puis, en 2006, il fut introduit au panthéon du reggae lors d'une cérémonie au Théâtre Apollo de Harlem (New York).

Bob Marley & The Wailers

Kingston (Jamaïque) — Né le 6 février 1945 à Rhoden Hall, près du village rural de Nine Miles au Nord de la Jamaïque, Nesta Marley aura une vie de misère avant de connaître le succès universel…

Il sera la première star issue du tiers-monde. Son succès est si phénoménal que certains pensent qu'il a fait ombrage aux autres artistes jamaïcains, alors que d'autres pensent au contraire que sa réussite a permis de braquer les projecteurs sur la culture et la musique jamaïcaine.

Le chanteur jamaïcain Bob Marley est mort le 11 mai 1981 après un bref combat contre un cancer de la peau déclenché par un mélanome, la forme la plus sérieuse de tumeur cutanée.

Burning Spear

Burning Spear

St-Ann (Middlesex) — Il a enregistré sa première chanson en 1979, au moment où le rocksteady s'est transformé en reggae. En fait, Burning Spear était le nom de son premier groupe, puis le chanteur l'a adopté comme pseudonyme. Comme les prophètes de la rapatriation que sont Bob Marley et Marcus Garvey, il est originaire de la paroisse jamaïcaine de St-Ann. Il vit maintenant à New York.

Derrick Morgan

Derrick Morgan

Clarendon (Jamaïque) — Né en 1940, Derrick Morgan est l'un des artistes les plus appréciés des années soixante et soixante-dix. Il a développé et rendu populaire la musique ska avec Laurel Aitken et Desmond Dekker. Il s'est aussi illustré dans le rocksteady et le skinhead reggae.

Il a enregistré pour tous les plus grands producteurs jamaïcains, dont Duke Reid (Treasure Isle), Coxsone Dodd (Studio One), Prince Buster (Voice of the People), Leslie Kong (Berverley's). Inspiré par les rude boys, il devient une figure de proue du mouvement skinhead en Angleterre grâce à la composition de la chanson «Moon Hop» en 1969, reprise par Symarip en 1970 et par The Specials en 1979.

Desmond Dekker

Kingston (Jamaïque) — Desmond Dekker a fait connaître la musique ska à l'extérieur de la Jamaïque. Le ska a ensuite donné naissance à d'autres styles, tels que le rock steady, le reggae et le dub.

Celui que l'on appelle le Roi du ska, à cause de la chanson «King of Ska», a acquis et conservé son titre à force de travail méticuleux. Lorsque Dekker a placé son premier titre sur les palmarès britannique, le ska et le reggae étaient des rythmes obscurs, peu connus à l'extérieur des Caraïbes. Avec le succès «007 (Shanty Town)», il a placé la musique jamaïcaine en bonne position sur la mappemonde.

Desmond Adolphus Darces le 16 juillet 1941, Dekker est devenu orphelin à l'adolescence puis a commencé à travailler comme soudeur. En 1961, il auditionne pour Coxsone Dodd à Studio One et pour Duke Reid chez Treasure Isle. Ni un ni l'autre n'est impressionné par son talent. Il obtient son premier contrat avec Leslie Kong chez Beverley's, mais n'enregistrera pas la chanson «Honour Your Mother and Father» avant 1963. Il meurt le 25 mai 2006 à l'âge de 64 ans en Angleterre, où sa carrière a connu un second souffle durant l'ère two-tone.

Jimmy Cliff

Jimmy Cliff

Intronisé au Panthéon du rock en 2010, Jimmy Cliff fut la première vedette internationale du reggae et demeure l'un de ses plus grands ambassadeurs. Il a contribué à diffuser la musique jamaïcaine partout dans le monde. Son premier succès à l'extérieur de la Jamaïque remonte à 1969, lorsque la chanson «Wonderful World, Beautiful People» atteint la sixième position des palmarès britanniques et la vingt-cinquième position aux États-Unis.

Sa carrière a explosé dans les années soixante-dix avec la réalisation de la trame sonore originale du film The Harder They Come. La moitié des chansons de cet album, qui a servi d'abécédaire du reggae au public non initié à la musique jamaïcaine, étaient de Jimmy Cliff. Le chanteur tient d'ailleurs le premier rôle dans le film.

Lee «Scratch» Perry

The Upsetter

Kendal (Hanover) — Sa carrière a commencé vers la fin des années cinquante comme vendeur pour la sono mobile de Clement Coxsone Dodd, Downbeat Soundsystem, à Kingston.

En 1968, il ouvre sa propre maison de disque, Upsetter, puis il fonde, en 1973, son mythique studio d'enregistrement, Black Ark.

Chris Blackwell, d'Island Records, a dit de lui qu'il était le maître en termes de production de musique jamaïcaine. Mike D a dit qu'il était le Salvador Dali du reggae, qu'il avait grandement influencé et inspiré les Beastie Boys. Le bassiste des Clash, Paul Simonon, a dit qu'il était le Ennio Morricone de la musique jamaïcaine. Selon d'autres, il est le George Martin, le Phil Spector ou le Brian Wilson de la musique jamaïcaine… Son nom: Lee «Scratch» Perry.

Lynn Taitt

San Fernando (Trinidad) — Nearlin “Lynn” Taitt est né à San Fernando sur l'île de Trinidad. Il a grandi en jouant du steel drum sur son île natale avant d'apprendre à jouer de la guitare. Lors de l'indépendance de la Jamaïque, il obtient un contrat de deux semaines comme guitariste pour accompagner des groupes de calypso sur l'île voisine. À la fin du contrat, il décide de rester à Kingston, où il obtient du boulot comme guitariste de studio.

The Jets

Il commence à travailler avec tous les musiciens jamaïcains: Tommy McCook, The Skatalites, Baba Brooks. Il forme le combo , Lynn Taitt and the Comets, en 1964. Il obtient plus de succès deux ans plus tard, avec un second groupe, Lynn Taitt and the Jets, qui devient rapidement une formation de studio très sollicitée. Le groupe accompagne presque tous les artistes et signe la musique sur un nombre incalculable de disques, pour des producteurs aussi variés que Bunny Lee, Duke Reid, Joe Gibbs ou Coxsone Dodd.

Néanmoins, la plus grande contribution de Lynn Taitt à la musique populaire jamaïcaine est méconnue. En effet, il est le directeur musical et l'arrangeur de la plupart des disques sur lesquels il joue. Ce qu'il considère à l'époque comme un arrangement mineur à la chanson «Take It Easy» de Hopeton Lewis donne naissance au rock steady.

Si plusieurs enregistrements jamaïcains ont été cités comme «premier» disque rock steady, tels que «Girl I've Got a Date» de Alton Ellis & the Flames et «Toughter Than Tough» de Derrick Morgan, il est difficile d'identifier avec certitude le premier enregistrement de rock steady. Toutes ces chansons ont cependant une chose en commun: Lynn Taitt à la guitare.

Mello Man

Saint-Thomas (Jamaïque) — Mello Man, ou Cornelius Hibbert de son vrai nom, est né en Jamaïque dans le comté de Saint-Thomas, à l'extrémité sud-est de l'île. Son tout premier album, intitulé Child of the Universe, est sorti en 2008 chez Bacteria Buffet Records.

Maintenant établi à Winnipeg, au Manitoba, il est l'un des chanteurs reggae les plus authentiques de l'Ouest canadien. Il a fait des tournées avec quelques grands noms du reggae tels que Third World, Frankie Paul et Chevelle Franklin. il a joué au Festival international de jazz de Montréal. Il a aussi joué avec JFK and the Conspirators au Festival de ska de Victoria, en 2002.

Prince Buster

Prince Buster

Kingston (Jamaïque) — En tant que producteur, compositeur et chanteur — de même que polémiste, porte-parole et visionnaire — Prince Buster (né Cecil Campbell) est sans conteste la plus engagée des personnalités dans l'histoire de la musique jamaïcaine.

Rico Rodriguez

Kingston (Jamaïque) — Rico Rodriguez, de son vrai nom Emmanuel Rodriguez, est l'un des meilleurs trombonistes de l'histoire de la musique Jamaïquaine avec, bien sûr, Don Drummond (The Skatalites). Né en 1934, il fait ses classes à l'Alpha Boy School, comme la plupart des musiciens de l'île. En 1958, il joint la communauté rastafari de Count Ossie.

Rico Rodriguez

Rodriguez travaille ensuite pour Duke Reid (Treasure Isle), Coxsone Dodd (Studio One) et Prince Buster. Il émigre au Royaume-Uni en 1961, un an avant que la Jamaïque n'obtienne son indépendance de l'empire britannique. En Angleterre, ce musicien de studio expérimenté enregistre un nombre incalculable de chansons reggae. Il retourne dans son île natale en 1976 et sort, l'année suivante, un album solo intitulé Man from Wareika.

De retour en Grande-Bretagne, il intègre le groupe The Specials. Son interprétation magistrale sur la version «A Message To You Rudy» (une adaptation de la chanson de Dandy Livingstone intitulée «Rudi, A Message To You») donne au groupe la crédibilité qui lui permettra d'imposer sa fusion des musiques punk et ska. Rodriguez sort ensuite les albums That man is forward (1981) et Jama Rico (1982) chez 2-Tone Records.

Toots & The Maytals

Kingston (Jamaïque) — Né en Jamaïque le 8 décembre 1948, Frederick Hibbert a commencé à chanter le gospel très jeune dans les églises. Il a débuté sa carrière en 1963 en enregistrant chez Coxsone Dodd Downbeat, sur Orange Street, à Kingston. Avec ses deux choristes, Gerry et Raleigh, il a formé The Maytals. Le livre Guinness des records a qualifié le chanteur d'inventeur du mot reggae, pour avoir le premier utiliser ce mot dans un titre de chanson, «Do the Reggay».

The Skatalites

The Skatalites

Kingston (Jamaïque) — Le légendaire groupe jamaïcain The Skatalites représente, aux yeux des inconditionnels, l'archétype du ska.

Musiciens de studio pour de jeunes artistes tels que Delroy Wilson, Desmond Dekker, The Wailers et Lee Perry, les Skatalites font leur première tournée de la Jamaïque en 1964 afin de promouvoir leur premier microsillon Ska Authentic (Studio One, 1964).

Récemment, la formation a enregistré l'album From Paris With Love (2002) et consacre son temps à la tournée.

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