Skarlatine, la fièvre du ska!
Musicographie
Trip The Off
Montréal (Québec) — C'est en 1997 que Kristin Daniels quitte son studio d'enregistrement rural pour aller conquérir Montréal. Il installe ses pénates sur le Plateau Mont-Royal afin de trouver des musiciens pour former un groupe de musique.
Kristin a grandi dans un milieu où le reggae prédominait. Il adore aussi l'expression sans complaisance de la musique punk rock.
Il imagine une son hybride dérivé de ces deux cultures. Après quelques tentatives pour découvrir les personnes qui représentent le mieux l'âme et le message de Trip The Off, le disque double durée aux influences dub Police The Cops est enregistré.
Moins de deux semaines plus tard, on propose au groupe de faire la première partie des Fun Loving Criminals. Profitant de cette chance inespérée de se faire valoir auprès d'un large public, Trip The Off donne tout ce qu'il peut sur scène. Mission accomplie: la presse québécoise louange le combo local dans les critiques du concert.
Pressé par le désir de réaliser un album, Trip The Off autoproduit son album éponyme sans maison de disque pour appuyer la promotion. Le groupe n'a frappé à aucune porte croyant qu'il valait mieux faire tout soi-même. Cette approche naïve plait à plusieurs; lors du party organisé pour le lancement de l'album, une centaine de copies sont écoulées.
Les années suivantes sont passées à faire des spectacles (pratiquement 150 tous autoproduits!) entre autres lors d'une tournée dans les Maritimes avec The Kingpins, Colectivo, General Rudie, King Cobb Steelie, The Sadies et plusieurs autres.
Après avoir entendu Johnny Rotten des Sex Pistols en entrevue reconnaître son enthousiasme pour la culture jamaïcaine, la fascination de Kristin pour le lien unissant les cultures reggae et punk s'accentue.
Il produit un deuxième album intitulé The Bong Sessions songs 1-15. Avec cette compilation, Trip The Off effectue une première incursion en territoire hip hop, que le groupe connaît gràce à son précurseur jamaïcain, le dancehall.
La formation enregistre sa première chanson française (intitulée «Ciao Bella») qui paraît sur la compilation 2-Tongue 3, laquelle remporte le MiMi de la meilleure compilation de l'année.
